Mais où aller pour trouver un plan jus ?


Chacun à sa méthode, la mienne c’est d’aller dans les sex club. Les sites web, c’est pas trop mon truc. A Paris, il y a le choix, selon le lieux, l’instant, les personnes, les occasions sont propices.. ou pas. Ou plus simple passer au Bunker bien connu de beaucoup d’entre-nous. Maintenant si on dressait la liste des lieux parfaits, en France, à Berlin ou ailleurs ? BBK ? BBK friendly ? BBK rejetés ?

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On en parle au Brésil

La diffusion de notre plaquette GAYNOK se poursuit. Parmi les première réactions, un site infogay brésilien. L’article est sur leur site web, avec un lien vers le nôtre.

Vous trouverez aussi une traduction de leur papier à la fin de ce billet. Dans les grandes lignes, ils présentent notre position comme s’inscrivant clairement dans une démarche de prévention. Ils nous considèrent d’ailleurs comme association de prévention VIH, au même titre que de grandes enseignes déjà connues en France.

Dans leur article, ils restent ouverts, et curieux d’en savoir plus sur notre théorie. Le message essentiel qu’ils retiennent de notre action est celui de la recherche d’un plaisir sexuel meilleur, justement en réfléchissant à toutes les alternatives à la capote qui peuvent fonctionner pour réduire les risques.

Ils décrivent le contenu global de notre plaquette et son message avec respect et neutralité, nous accordant une crédibilité certaine. Cette réaction est positive et nous encourage à poursuivre notre action, y compris à l’international. Bravo Brasil !

Né il y a un an, le groupe français Gaynok est une association de prévention VIH, comme Act-Up ou le Sneg, qui se propose d’aborder la question par la « réduction des risques ». Le groupe s’est formé à partir de l’observation que certains gays ont pris l’habitude d’avoir des relations sexuelles sans utiliser de préservatifs, dans des pratiques comme le bareback, et sont ainsi discriminés compte tenu du risque. Et « sont traités comme criminels ou suicidaires », dit le texte fondateur du groupe. Certains de ces séropositifs se réunissent pour discuter du thème dans une forme « d’atelier de santé sexuelle bareback », qui s’est créé en France, et où les participants discutent pour avoir du sexe meilleur, mais sans capote, sans se voir stigmatisés. Gaynok part du principe qu’il existe des alternatives au préservatif, qui permettent de minimiser ou d’éviter les risques de façon efficace. Certaines de ces méthodes – dont le contrôle de la charge virale – sont largement reconnues comme des moyens alternatifs de prévention. De plus, selon Gaynok, « Des méthodes plus intuitives et empiriques, comme la séroadaptation, donnent des résultats intéressants. » Après une année d’ateliers et d’échanges sur les meilleures pratiques de chaque individu et d’expériences variées, le groupe a décidé de distribuer une brochure informative pour « un débat ouvert et une discussion sur comment maintenir une meilleure vie sexuelle – sans usage systématique du préservatif – en respectant sa santé et celle de ses partenaires ». La publication retrace l’histoire du bareback et l’histoire du virus du sida. Elle est distribuée uniquement dans les établissements qui l’acceptent. Comme nous ne sommes pas en France, où la plaquette est uniquement distribuée, ceux qui veulent en savoir plus sur ce sujet et la théorie de Gaynok peuvent accéder au site Gaynok et télécharger la brochure gratuitement.

Pierre / Gaynok


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Bienvenue sur Gaynok

Nous avons créé en octobre 2008 un groupe ouvert aux barebackers séropos et séronegs. Dans une ambiance cool et sans prise de tête, nous menons un travail d’explication et de réflexion avec des médecins, des associations, la scène gay.
Nous souhaitons organiser des soirées réservées aux barebackers et à leurs amis, éditer un journal sur le thème du BBK, dans lequel vous trouverez des articles santé, des témoignages…
Nous nous retrouvons tous les mois à Paris, pour parler de sexe, santé, plaisir… La prochaine réunion aura lieu le 6 avril. L’adresse vous sera communiqué par email. Contactez-nous !
Nous accueillons toutes les personnes qui veulent vivre leur sexualité BBK hors de la clandestinité, l’anonymat et le rejet. Sans jugement évidemment.
We want you !

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BAREBACK : GAYNOK S’ENGAGE

Communiqué de presse – GAYNOK – 4 mars 2010-03-02
Contact presse : Pierre 06 08 62 57 90 et Olivier (WARNING) – 06 60 64 54 68

Le groupe GAYNOK s’est formé il y a un peu plus d’un an à Paris.

Partant du constat que les gays séropositifs qui ont des relations sexuelles sans préservatifs sont discriminés, tour à tour traités de criminels ou suicidaires, certains d’entre eux se sont réunis pour en discuter.

Plus d’une dizaine d’ateliers « santé sexualité bareback » ont déjà eu lieu, accueillant des participants qui désirent tout simplement continuer à vivre une sexualité épanouie, et pourquoi pas sans capote, si c’est ce qu’ils préfèrent.

Bien sûr, à l’époque du VIH, les choses ne sont pas simples. Il existe pourtant des alternatives au préservatif qui permettent de minimiser et même d’éviter les risques de manière efficace. La collecte, la discussion et la diffusion d’une information fiable est fondamentale.

Certaines méthodes – notamment le contrôle de la charge virale – sont maintenant reconnues comme approches alternatives de prévention. Des approches plus intuitives et empiriques, comme la séroadaptation, ont amené des résultats tout aussi intéressants.

Après un an d’ateliers, d’échanges sur les pratiques de chacun et d’expériences individuelles variées, nous avons décidé de diffuser une brochure explicative pour ouvrir le débat et discuter sur la manière dont on peut conserver une sexualité épanouie – au-delà du port systématique du préservatif – en respectant notre santé, ainsi que celle de nos partenaires.

Notre brochure retrace l’histoire du bareback, et indissociablement celle du virus du sida. Elle est progressivement distribuée dans plusieurs établissements commerciaux à l’attention de la clientèle homosexuelle. Le texte de la brochure est aussi disponible sur notre site internet (www.gaynok.fr).

REJOIGNONS-NOUS !

On appelle souvent les gays séropositifs qui baisent sans capote des « barebackers ». Pourquoi pas, puisque le terme existe et que tout le monde le comprend. A ceci prêt que fort peu d’entre-nous se reconnaissent dans le portrait souvent réducteur et caricatural qu’on en fait. Certains réussissent à en sourire, mais d’autres le ressentent comme une blessure permanente et socialement très invalidante.
Notre groupe accueille donc toutes les personnes qui désirent échanger sur ces thèmes, et veulent en finir avec des stéréotypes fantasmés ou dépassés. Lors de nos rencontres, nous abordons tout autant les questions de santé, que celles liées au plaisir sexuel, ainsi que les questions de perception et d’acceptation sociale du sexe sans latex.

Beaucoup de travail reste encore à accomplir, notamment en termes d’acceptation d’autrui, de libertés individuelles, de droit.

Voici la ligne vers laquelle nous sommes tournés. Rejoignons-nous.

www.gaynok.fr

Le groupe GAYNOK est soutenu par WARNING, association communautaire de santé gaie et de prévention du VIH (www.thewarning.info).

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Petite histoire du bareback

Assez drôlement, le mot BAREBACK vient de l’anglais, monter à cheval sans selle, ou à cru. Chez les gays, cela signifie baiser sans capote.

Des expressions comme BBK, NoKpte, NOK, No Latex, No Condom, Raw, Plan Jus, Plan Foutre, sont autant de termes qui se rapportent au bareback.

En fait, son histoire est indissociable de celle des gays et du sida.

1970… La libération sexuelle

Dans les pays occidentaux, les gays vivent leur sexualité au grand jour. Le sida n’existe pas encore.

Baiser sans capote est alors un acte tout à fait ordinaire, et le préservatif est surtout synonyme de contraception et de protection contre les IST.

1981… Années noires du sida

Une nouvelle maladie apparaît : le sida. Un virus est responsable de la maladie, le VIH. Il se transmet par voie sexuelle et sanguine.

La maladie est mortelle. Elle fait des ravages. Les gays, mais aussi les usagers de drogues, les hémophiles et les populations africaines font partie des plus touchés.

Face au VIH, les gays poursuivent bien sûr leur sexualité mais en adoptant différentes stratégies de prévention (choix des partenaires, non pénétration, usage du préso ou relations sans préso avec des partenaires réguliers).

Premières pratiques bareback

Début des années 90. Certains gays n’utilisent pas, ou plus, le préservatif.

Les raisons du phénomène ? Multiples et confuses. Certains veulent en profiter avant de mourir. D’autres baisent sans capote par fatalisme. Mais aussi par choix.

Excédées par la norme axée sur une « sexualité sans risque », des personnes affirment le droit de baiser sans capote entre séropos. On les nomme, ou elles se revendiquent « barebackers ».

1996. Les trithérapies

Treize ans après la découverte du virus du sida, la recherche médicale met au point le premier traitement efficace. Ce traitement est lourd, mais il permet de stopper la progression du virus et d’augmenter nettement l’espérance de vie.

Dans les pays qui ont les moyens de financer ces traitements, les hospitalisations se raréfient et les malades retrouvent l’espoir.

Puis, durant les années 2000, de nouvelles molécules sont produites, qui permettent d’alléger les prises et de mieux maîtriser les effets secondaires.

Le VIH devient une pathologie chronique. Les séropositifs bien soignés ont une espérance de vie comparable aux séronégatifs.

Evolution de la prévention

Le fait que plus de personnes déclarent avoir des rapports sans préservatif a de multiples causes en particulier la lassitude chez les plus anciens, le fait qu’on en parle plus facilement, le désir des jeunes de connaître une sexualité « naturelle ». Avec la diffusion de traitements de plus en plus performants le VIH fait moins peur. La prévention commence timidement à prendre en compte cette réalité : les nouveaux messages ne mettent plus en balance la capote et la mort, mais plutôt la capote contre un traitement à vie. Mais en même temps la prévention en France, focalisée sur le message de la capote comme seul outil préventif, devient idéologique et décroche du vécu réel des gays.

Liberté sexuelle assumée

Contre-coup prévisible, la question du bareback arrive au pas de charge. Elle fait les choux gras des médias, suscitant une vaste polémique. Sur le banc des accusés, ses hérauts médiatiques (Dustan, Rémès).

Injustifié, car les chercheurs qui étudient le concept relèvent qu’il s’agit d’une réalité complexe regroupant des comportements disparates, qui ne sauraient être amalgamés.

Cependant, la stigmatisation des barebackers bat son plein. On les accuse d’être des criminels, des irresponsables. En fait la réalité est plus terne, le bareback est seulement pratiqué pour le plaisir, parfois au nom de la liberté. Mais il reste très loin de toute connotation morbide ou perverse. En tout cas, le mythe doit mourir, car il ne correspond pas à la réalité.

2009. Nouvelles avancées

Treize ans après l’arrivée des trithérapies, la plupart des médecins conviennent qu’elles sont un atout dans la prévention.

Un avis rendu en 2008 par plusieurs médecins suisses souligne que les personnes séropositives doivent savoir qu’elles ne transmettent pas le VIH par voie sexuelle tant qu’elles suivent à la lettre et de manière conséquente, un traitement anti-VIH avec une charge virale indétectable, qu’elles sont régulièrement suivies par un médecin et qu’elles ne souffrent pas d’autres infections sexuellement transmissibles. Alors l’avis considère le risque de transmission comme négligeable.

En 2009, le conseil national du sida (CNS) a appuyé clairement cet avis tout en rappelant que le risque zéro n’existe pas. Si on est séropositif le risque le plus bas de transmettre le VIH correspond à l’association d’une thérapie anti-VIH efficace et du préservatif.

Un constat scientifique validé fin 2009 par le rapport Lert-Pialoux, répondant à une commande de la Direction Générale de la Santé. L’intérêt des traitements est reconnu dans l’approche de prévention. Les pratiques des gais sont prises en compte. C’est une révolution dans la politique de prévention qui n’est plus focalisée sur le seul préservatif et la volonté de changer les comportements des gais mais veut promouvoir une palette d’outils préventifs adaptés aux pratiques réelles. Le dépistage devient un enjeu majeur et l’approche globale de « santé gaie » commence à se diffuser.

Etre barebacker aujourd’hui

1981. Arrivée du sida. Près de trente ans après, un nombre grandissant de gays se revendiquent « barebackers ». Hasard ? Inconscience ? comme on l’entend souvent ?

Bien sûr, être séronégatif et baiser sans préso, c’est prendre le risque d’une séroconversion.

Mais être barebacker, c’est d’abord encourager le dialogue entre partenaires et mettre la connaissance du statut sérologique au centre des pratiques.

On leur colle une image suicidaire ou criminelle ? Les barebackers sont en réalité tout le contraire : ils assument une sexualité choisie, fondée sur la responsabilité partagée, et prennent soin de leur santé autant que de celle de leurs partenaires.


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